Cartes postales anciennes éditées par Émile Lacour entre 1900 et 1903.
[Toutes les photos sont cliquables.]
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II.- Bains de mer et autres loisirs.
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Née de la mer, vouée à la Méditerranée, Marseille ne manque pas de lieux de baignade. Un des premiers sites où celle-ci fut pratiquée comme un véritable loisir est Arenc, belle plage comme son nom (arena, le sable) le dit assez... Avant bien sûr l'extension des ports vers le nord. Ce choix devait décider pour longtemps de la physionomie de la ville. Au début du 20e siècle, bains, promenades, établissements de plaisir s'étaient pour la plupart déplacés vers le littoral sud, favorisés notamment par l'ouverture de la Corniche. Ainsi, bien que le sud de Marseille ait été très tôt investi lui aussi par l'industrie chimique, celle-ci tendait à se déplacer vers le nord, et la répartition entre un secteur nord industriel et un secteur sud résidentiel trouve là son origine. Une prolifération urbaine non réfléchie, non maîtrisée, a encore accentué cette différence jusqu'à nos jours.
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Baignade aux Pierres Plates (et Fort Saint-Jean).
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| 1. Abritant les nouveaux bassins de la Joliette, la digue du large, achevée en 1853, fut durant des décennies un lieu de promenade très prisée des Marseillais, une sorte de promenade en mer, sans quitter la terre ferme, et qui avait pour but le phare Sainte-Marie. — 2. Petits voiliers de plaisance à l'entrée du Vieux Port. — 3 et 4. L'anse des Catalans. Les établissements balnéaires payants existent à Marseille depuis le milieu du 19e siècle. À cette époque, la ville en tire d'ailleurs redevance en mettant les sites en concession pour cinq ans. |
C'est le cas aux Catalans, dont on voit ici les installations, mais aussi à Endoume, au Prophète, au Prado. [Source : Jean Boissieu, Quand Marseille tenait les clés de l'Orient, Éd. Jeanne Laffitte 1986, p. 154 sq.] — 5. Les bourgeois ne sont pas les seuls à aimer la baignade mais ici, aux Pierres Plates, point de cabines payantes, point de maître-baigneur, point de costumes de bain rayés pour ce rendez-vous populaire et bon enfant. |
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| 6. La route de la Corniche, aujourd'hui Corniche J.F. Kennedy. — 7. Édifié en 1860, le Château Roubion, du nom de son propriétaire et fondateur, fut détruit en 1970 pour laisser place à un ensemble résidentiel. Le Palace Hôtel Restaurant, ou Hôtel Roubion, fut sans doute l'un des plus beaux et plus luxueux de son temps, plus connu encore des Marseillais sous le nom de la Réserve. Ce nom désigne un vivier que le restaurateur Marius Roubion possédait près du Pharo, dans l'anse de la Réserve, précisément. |
Lorsqu'il ouvrit son nouveau restaurant au Prophète, il y construisit un vivier marin, une réserve donc, afin d'avoir des crustacés par tous les temps. Ce nom prévalut dans l'usage pour désigner le Palace Hôtel. — 8 et 9. L'anse du Prophète. Siège d'un ensablement récurrent, ce port de pêche était aussi un lieu de baignade apprécié. C'est aujourd'hui une plage très agréable. |
| La plage du Prado. L'agrandissement (cliquez ici) montre les Bains de mer Louis Monnier, un des établissements mis en concession par la Ville. |
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Le parc Borély. |
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