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Au bas de la Canebière, le palais de la Bourse abrite le « musée de la Marine et de l'Économie ».
Voici dans cette page, par autorisation de la Chambre de commerce et d'industrie Marseille Provence, quelques exemples des tableaux, documents ou maquettes qui y sont exposés.

La doyenne mondiale
des Chambres de commerce.

Comme l'explique la notice que l'on vous remet à l'entrée du musée, la Chambre de commerce de Marseille est la plus ancienne... du monde ! Sa fondation remonte au 5 août 1599, date à laquelle les consuls de la Ville formèrent un Bureau du commerce.
De là, le terme de consulaire pour désigner encore aujourd'hui les institutions (école, tribunal, assemblée, etc.) relatives au commerce.
Sous Louis XIV, ce Bureau fut chargé de l'administration des Échelles du Levant (les ports d'escale de Méditerranée orientale). Instituée en Chambre de commerce à partir de 1700, elle siégea d'abord à l'Hôtel de Ville, puis dans le palais actuel, inauguré par Napoléon III en 1860.

Le musée de la Marine et de l'Économie présente une partie du patrimoine conservé par la Chambre de commerce.

Son site :
http://www.ccimp.com/patrimoine

Le Palais de la Bourse
Le palais de la Bourse,
Chambre de Commerce et d'Industrie.
 
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VISITE VIRTUELLE
panoramique sphérique plein écran
DE LA GRANDE SALLE.
Dans cette salle se trouvait la corbeille quand Marseille était une place boursière. La coupole quadrangulaire, fermée à son sommet par une verrière, est décorée de panneaux en relief montrant en allégories l'institution consulaire et des épisodes de l'histoire de Marseille.
 
Extrait des plans de l'architecte Coste Carénage d'un navire Règlement du phare de Planier Tableau de Garneray, Ville et Port de Marseille
La façade
du palais de la Bourse
dessiné par P. Coste.
Carénage d'un voilier
peinture de A. Aiguier, 1846.
Le règlement du phare de Planier (1774).
Vue de la Ville et Port de Marseille.
Tableau de Garneray, début du 19è siècle.
 
Marseille, Ville et port fameux en Provence

Marseille, Ville et port fameux en Provence
Gravure de la fin du 17è siècle.

On voit bien, à droite, l'Arsenal des Galères.
Ordonnée par Louis XIV, sa construction fut confiée à l'intendant Nicolas Arnoul qui, pour la mener à bien,
n'hésita pas à heurter de front les Marseillais, leur confisquant, en dépit des protestations des échevins,
le plan Fourmiguier où leurs chantiers navals étaient établis depuis l'antiquité.

L'arsenal des Galères.

L'ancienneté de la Chambre de commerce témoigne largement de l'esprit d'autonomie ou même d'indépendance de Marseille, souvent contre le pouvoir central. Celui-ci, avec Louis XIV, imposa à la ville un programme de grande ampleur : l'arsenal des galères royales.

« L'édification des différents bâtiments de l'Arsenal dura 25 ans et se décompose en trois étapes ; entre 1665 et 1669, le premier arsenal, appelé le Parc, voit le jour sur le périmètre du plan Fourmiguier [entre les actuels quai des Belges et place Charles De Gaulle], puis des travaux d'extension vers le sud-ouest ont lieu de 1673 à 1679, enfin, la période de 1685 à 1690 est celle d'une nouvelle campagne d'extension. En 1690, l'Arsenal occupe sa superficie maximale : 9 hectares compris entre l'actuel quai des Belges, la rue Sainte et la rue Fort-Notre-Dame.
L'architecte Gaspard Puget et les ingénieurs du roi ont signé là une magnifique réalisation qu'aucun voyageur en séjour à Marseille ne manqua d'aller visiter jusqu'à sa destruction à la fin du XVIIIe siècle. »
[Béatrice Hénin, Histoire de Marseille en treize événements, ouvr. collectif sous la direction de Philippe Joutard, Éd. Jeanne Laffitte, 1988.]

 
L'exposition coloniale de 1906.
Dans cette affiche, David Dellepiane reprenait visiblement le thème du tableau de Puvis de Chavannes, Marseille Porte de l'Orient.
Maquette d'affiche de Dellepiane pour l'exposition coloniale de 1916 qui, évidemment, n'eut jamais lieu.
 
Ville de Marseille, trois-mats carré.

Corsaires ou Pirates ?

L'instauration de la Chambre de commerce annonçait aussi d'autres âges et d'autres mœurs. Ainsi vit-elle s'éteindre des pratiques maritimes pour le moins contestables. Depuis le moyen-âge, dans les temps de disette, Marseille bénéficiait d'un étonnant privilège : celui d'arraisonner en mer tout navire étranger portant une cargaison de blé, et de s'approprier cette cargaison. Ce droit exorbitant fut encore confirmé par Henri III en 1589 : « confirmation des privilièges de ladite ville et de pouvoir saisir les blés passant par les mers d'icelle. » Ce qu'Augustin Fabre commente ainsi : « On payait ce blé, le plus souvent, mais quelquefois on ne le payait pas, car il n'était pas rare de voir la caisse municipale complètement vide (...) Dans quelques circonstances, la ville de Marseille mit un notaire et un huissier sur les barques armées en course pour donner à l'expédition une couleur légale. » (Augustin Fabre, Les rues de Marseille, tome 1, 1867)
Cette pratique cessa au XVIIe siècle.
Navire le Marseillois
Le Ville de Marseille,
trois-mats carré (échelle 1/24°)
-
début du XIX° siècle.
Le Marseillois,
vaisseau de 74 canons.
Remerciements. Tous les documents appartenant au Musée de la marine sont reproduits avec l'aimable autorisation de la CCIMP (Chambre de commerce et d'industrie Marseille Provence),... ...que nos remercions aussi pour nous avoir autorisé à photographier en panorama sphérique la grande salle du Palais.
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